12.04.2009

Le Peuple Tamoul a le droit de vivre

Ne restons pas indifférents !

On ne peut pas se taire devant le massacre et l’extermination programmée du peuple tamoul par l’armée gouvernementale au Sri-lanka.

Les combats font rage depuis trois mois, utilisation de bombes au phosphore, massacre de le population civile Tamoul : 7000 morts depuis janvier 2009 et 4000 de plus depuis la semaine dernière ! Avortements forcés, politique de stérilisation… un véritable génocide.

Cela se passe en ce moment au Sri-lanka. Composé de deux ethnies : cinghalais et tamouls, le Sri-lanka est un pays à plus de 75% bouddhiste, majoritairement les cinghalais, les autres les tamouls sont plutôt hindouistes. Le pays est divisé depuis 37 ans que dure ce conflit ethnique qui aurait fait entre 70.000 et 120.000 morts, loin des yeux de la communauté internationale.

Il y avait pourtant eu une trêve négociée de 2002 à 2006, grâce à l’intermédiaire de la Norvège, mais depuis 2005 le Sri lanka est gouverné par un ultra-nationaliste, le président Mahinda Rajapakse qui veut en finir avec les tamouls.

Malgré la trêve de 48h annoncée aujourd’hui par le président, pour soi-disant fêter le nouvel an hindou tamoul, nous ne pouvons pas nous taire et ne pas manifester notre plus grande indignation devant de telles pratiques barbares.

Quels vœux de nouvelle année ce président, cynique et arrogant, voudrait-il que les tamouls célèbrent ?

Les humanistes demandent :

- L'arrêt immédiat des combats sous le contrôle d'observateurs internationaux,
- Le retrait des troupes sri-lankaises du territoire historique du peuple tamoul,
- Le renoncement par le gouvernement cinghalais à utiliser les guerres comme moyen de résoudre les conflits,
- La reconnaissance au peuple tamoul des même droits et opportunités que le reste de la population cinghalaise,
- Des négociations entre les 2 parties, afin que le peuple tamoul puisse jouir de la paix et de son propre état.

A Paris, depuis une semaine des milliers de tamouls se réunissent tous les jours et se relaient 24h/24 aux invalides d’abord, puis au Trocadéro, sur le parvis des droits de l’homme.

4 jeunes hommes se sont mis en grève de la faim pour demander la fin des attaques.

Nous demandons aux médias français de relayer l’information et aux élus politiques de faire pression au niveau diplomatique et devant les instances de l’ONU.

Plus d’infos, pour les rencontrer sur : www.manif-tamoule.com

Quelques photos ici

29.05.2008

Bouclier spatial sur Berbere TV

Interview sur Berbère TV http://www.brtv.fr à propos du projet américain de bouclier spatial.

17 ème jour de grève de la faim en république tchèque

Jan Tamas et Jan bednar sont en grève de la faim depuis 17 jours. Ils protestent contre le projet des Etats-Unis d’installer une base militaire radar en République tchèque faisant partie du projet de bouclier spatial (NMD). Jan Bednar souffre de troubles critiques du foie. Il a été amené à l’hôpital aujourd’hui mais ne veut pas arrêter la grève de la faim.

Lors d’une rencontre avec le Ministre des Affaires Etrangères tchèque, Monsieur Karel Schwarzenberg, malgré sa cordialité avec les deux Jan, il est apparu évident que le gouvernement n’acceptera aucune des requêtes. Jan Tamas lui a demandé d’arrêter les négociations avec l’administration Bush, puisque le pays est divisé et l’atmosphère envenimé. « Il serait plus sensé d’attendre la prochaine administration américaine et entre-temps débuter un débat réel et transparent sur le sujet, regroupant autour de la table toutes les forces sociales du pays. »

Le secrétaire du Parti Social-Démocrate, Jiri Paroubek, ex-premier ministre, a rendu visite aujourd’hui aux 2 activistes humanistes non-violents et leur a lancé un appel du cœur pour arrêter leur grève de la faim, en leur assurant que son Parti fera bloc pour l’opposition à ce traité et qu’il fera tout le possible pour l’arrêter.

Les foules se concentrent au QG de la rue Belehradska, apportant fleurs et boissons.

Un Iranien en exil, le Dr. Hassan Nayeb Hashem, vivant en Autriche a rejoint la grève de la faim aujourd’hui.

A la conférence de presse de ce jour un journaliste s’est mis à pleurer. Jan Bednar, presque tout jaune, lui a dit : « Le premier ministre a déclaré à la télévision aujourd’hui qu’il a 30 jours pour nous répondre. C’est cela l’attitude dominatrice de notre gouvernement qui imposera sa volonté à n’importe qu’elle coût. Je ne peux pas m’arrêter, c’est une question de démocratie. »

La protestation s’est étendue de Prague a 30 villes dans le monde: Amsterdam, Bergame, Berlin, Bologne, Budapest, Bruxelles, Byron Bay, České Budějovice, Česky Krumlov Brunswick, Copenhague, Dusseldorf, Ferrol, Florence, Köln, Londres, Malaga, Milan, New York, Paris, Rome, Toulouse, Trieste, Turin, Vienne, Xerez, Zurich.

Plus de 100.000 signatures sur le site www.nonviolence.cz de la pétition en ligne.

Des centaines d’organisations et de personnalités ont envoyé des messages de solidarité: Noam Chomsky, le prix nobel Dario Fo, Giorgio Schultze, Giulietto Chiesa (Membre du Parlement Européen), Luisa Morgantini (Vice-président du Parlement Européen), Monseigneur Jacques Gaillot, le prix pulitzer Chris Hedges.

En grève de la faim illimité: Jan Tamas et Jan Bednar à Prague depuis le 13 Mai Dino Mancarella à Trieste depuis le 14 Mai, Federica Fratini et Eduardo Calizza à Rome depuis le 19 Mai, José Alvarez en Espagne depuis le 22 Mai. Bruce Gagnon et la coréenne Sung-Hee Choi aux USA, Gareth Smith en Australie, Joaquà Valenzuela à Bologne depuis le 24 Mai, Ivan Marchetti et Andrea Casa à Turin depuis le 26 Mai, Dr. Hassan Nayeb Hashem en Austriche depuis le 29 Mai.