29.05.2007

Mal logement - 3 millions de Mal logés et 86000 SDF

Aujourd'hui en France, selon les chiffres de la Fondation Abbé Pierre et du DAL (Droit au logement), il existe 3 millions de personnes mal logés et 86000 sans domiciles. Comment un pays qui se croit moderne et démocratique peut-il laissez à l'abandon des personnes dénuées du strict minimum et ne pas leur garantir la dignité d'un toit salubre ?

Un modèle de société malade 

Quel modèle de société nous en a fait arriver là ? Jusqu'à l'absurde de faire semblant ou de ne pas vouloir voir le problème de face: les morts de froid, le saturnisme et autres maladies de l'insalubrité, le manque de moyens des lieux d'hébergements de secours, l'état délabré des foyers, le manque de logements sociaux, l'augmentation des loyers...

J'en ai connu des amis qui vivaient dans des 8m2 sans douche, ni WC, ou bien les toilettes face à leur lit, exploités et louant à un prix hors de toute mesure cet espace que je n'ose même pas appeler un appartement. Qui sont ces gens en France qui ose en arriver là : se faire de l'argent au détriment de la dignité des autres ?

Qui sont enfin c'est gestionnaires du logement social, qui font l'économie de 4 sous pour en faire le moins possible laissant se dégrader immeubles et cités entières, comment ne peuvent-ils pas être punis de leurs manquements ?

C'est de la Non Assistance à Personnes en Danger ! 

Quand des gens meurent de froid, parce qu'ils n'ont plus de foyer, plus de logis et qu'ils préfèrent dormir dehors plutôt que dans des lieux d'hebergement de secours trop sales ou trop pleins, comment ne pas se rendre compte de l'urgence sociale que les gouvernements de gauche ou de droite au pouvoir n'ont jamais voulu résoudre.

Depuis l'hiver 1954, avec l'appel de l'Abbé pierre, de sa lutte à celle plus récente des enfants de Don Quichotte, Pourquoi aucun politique n'est capable de trouver des mesures humaines, viables à long terme, pour redonner une dignité minimum et garantir le droit humain fondamental d'un logement salubre à tous ceux qui ne l'ont pas ?

A l'étranger, une situation paradoxale 

Moi qui voyage beaucoup, quand je vais vivre et habiter à l'étranger, je me rend compte combien notre notion de l'habitat est petite. Je suis toujours impressionné de l'accueil, du soin et de l'espace que nous réserve et se réserve nos amis étrangers pour vivre dans de bonnes conditions. Que dire quand je mentionne des appartements de 25-30m2 et qu'ils rigolent, qu'ils n'y croient pas... "quoi en France ? Vous, un pays développé ?" Et pourtant mes amis sont loin d'être riches.

Combien d'amis immigrés se retrouvent dans ses conditions de vies insalubres, indignes et etriquées ? Quand je vais dans leur pays j'ai honte d'être français, de voir ce qu'ils sont capables de nous offrir par rapport à ce que nous leur réservons.

Que faire ?

La loi SRU ne suffit plus. 20% de logements sociaux ou une taxe ? Certaines communes préfèrent donc la taxe. La création de 20% de logements sociaux devrait être obligatoire un point c'est tout.

L'ordonnance de 1945, de réquisition des logements vacants. Cette ordonannce devrait être appliqué par tous les prefets des grandes villes afin de réquisitionner les logements vides (2 millions en 1999) et les attribuer en priorité au 86000 sans domicile qui vivent dehors, car ça c'est une situation de crise du logement !

Enfin, il faut bloquer la flambée des prix des logements dans les grandes villes, c'est carrément de la discrimination économique. Personnellement, je suis né et j'ai grandit à Paris, j'ai fuit Paris à cause de ses loyers devenus trop chers pour moi et ma femme. Aujourd'hui, je suis fier de vivre à Rosny, où je loue un 3 pièces de 60m2 que je paye moins cher que mon 2 pièces à Paris car c'est un logement social.

Luigi 

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